Journal d'une enfant survitante

Publié le par lespassionsdemalo

Journal d'une enfant survitante
Journal d'une enfant survitante


TITRE: Journal d’une enfant survivante
AUTEUR:  May Kham
ÉDITIONS: Les nouveaux auteurs
NOMBRE DE PAGES: 300

QUATRIÈME DE COUVERTURE: 

L'histoire racontée dans ces pages, avec une sensibilité à fleur de peau, est celle d'une jeune Hmong du Laos. Depuis son enfance auprès d'un père général allié des Occidentaux, jusqu'à son exil en France, en passant par les terribles camps de la jungle thaïlandaise, mouroirs à ciel ouvert. Maykham, gamine singulière puis adolescente révoltée, est forcée de se battre contre la faim, la mort et l'oubli, mais aussi l'incompréhensible abandon d'une mère, l'éclatement d'une famille dans un milieu rétrograde, face à une société incompréhensible, une culture nouvelle et des amours insensées. Pourtant le courage de Maykham, qui parvient à nous faire sourire dans cette tourmente, précipitera son destin. Pour la première fois aussi intimement retracé, le destin tragique des Hmongs, "supplétifs indigènes" d'Asie, abandonnés à leurs ennemis après les guerres de décolonisation. L'espoir aussi de nombre de réfugiés qui rêvent d'une France de l'accueil.

May Khan née il y a trente neuf ans au Laos, elle arrive en France à huit ans. Aujourd’hui cadre dans le tourisme et mère de famille, « Journal d’une enfant survivante » est son premier ouvrage. Elle le porte en elle depuis son enfance comme un hommage aux survivants, aux exilés et aux apatrides.

MON RESSENTI: 

Au Laos, May Khan, petit fille gâtée et choyée, vit heureuse auprès de son père Yang Chau,( Kmong, rallié aux occidentaux), ses 3 femmes et 32 enfants.
Cette vie paisible va prendre fin avec la guerre. La fuite est inévitable, May Kham, attends, en vain, le retour de son père pour fuir avec lui, mais il ne reviendra pas. Pourtant, étant sa préférée, il lui avait promis de revenir la chercher.
Sa mère décide de fuir avec ses enfants.
Commence, alors, l'enfer dans le camp de Nongkhai, camp de réfugiés, où, s'entassent des milliers d'exilés dans la misère et le désarroi.
May Kam, va vivre la trahison de sa mère qui l'abandonne dans le camp pour rejoindre la France. Quelque temps plus-tard , elle va enfin, rejoindre sa famille.
Tous ensemble, ils immigrent dans une cité d'Avignon, où, l'enfer va être vécu d'une tout autre manière.
En effet, là, ils découvrent la méchanceté des habitants; immigrés eux-mêmes mais n'ayant jamais vus de "chinetoques". Ils vont subir, les moqueries, brimades, jets de pierres de ceux-ci.
Au sein de la famille May Kham , se sent étrangère et rejetée par sa mère, elle n'a de cesse de se faire aimer par celle-ci, en vain.
Vient le temps des fugues, de la vie dans la rue.
Nous la retrouvons à Paris, dans une chambre de bonne,nous narrant son histoire à travers un journal intime.
Ce livre, se lit facilement, il est bien écrit avec des alternances entre passé et présent.
La fin m'étonne un peu, est-ce une vérité arrangée ?
Ceci dit, c'est un témoignage touchant sur les camps de réfugiés et l'exil, sur les difficultés d'adaptation à notre mode de vie.

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