Le fils de Jean-Jacques ou la faute à Rousseau

Publié le par lespassionsdemalo

Le fils de Jean-Jacques ou la faute à Rousseau
Le fils de Jean-Jacques ou la faute à Rousseau

TITRE: Le fils à Jean-Jacques ou la faute à Rousseau
AUTEUR: Isabelle Marsay
ÉDITIONS:  Ginkgo
NOMBRE DE PAGES:  222

QUATRIÈME DE COUVERTURE: 

Novembre 1746. Une sage-femme dépose à l'hospice des Enfants-Trouvés un nouveau-né âgé de deux jours. Il est le fils d'un certain Jean-Jacques qui s'apprête à conquérir Paris. L'abandon d'enfant est, à cette époque, une pratique relativement courante et ledit Jean-Jacques abandonnera successivement quatre autres nourrissons. Pourtant, son fils aîné, Baptiste, restera sa mauvaise conscience. Au soir de sa vie, il tentera en vain d'en retrouver la trace grâce à une carte à jouer déposée dans ses langes….
En imaginant la vie du seul enfant que Rousseau aurait pu retrouver, Isabelle Marsay croise les destins du père et du fils, donnant à voir le quotidien d'une époque paradoxale : siècle des Lumières, ultimes heures de la féodalité, décor naturel d'une histoire presque authentique : celle d'un homme qui abandonne ses enfants puis écrit des traités d'éducation qui feront date jusqu'à nos jours. 

Interrogeant la conscience et les contradictions de Rousseau, dont la faute sera révélée au grand jour par Voltaire, Isabelle Marsay nous offre un roman surprenant, avec des personnages hauts en couleurs, de l'amour, de la haine, de la cupidité et de la générosité, sous-tendu par cette question : comment le pédagogue de L'Emile a-t-il pu abandonner cinq enfants ? Faut-il condamner notre philosophe, le plaindre ou s'abstenir de le juger ?
MON RESSENTI: 
 Une sage-femme vient déposer à l'hôpital des enfants trouvés, un nourrisson prénommé Baptiste , l'aîné de cinq enfants que Jean-Jacques Rousseau abandonnera à la naissance.
En ces temps-ci, il est courant d'abandonner son enfant, un grand nombre de familles vivants dans la misère n'ont pas d'autres solutions, et, laissent leur nouveau-né à l'hospice. Un endroit qui s'avère être un immense mouroir. Faute de soins, ces bébés ne résistent pas et succombent à diverses maladies.
Certains sont remis aux bons soins (si je puis dire) de nourrices, qui, moyennant une petite pension, les prennent en charge. Délaissés, remisés dans un coin, bien souvent martyrisés, ces bébés sont voués à une mort certaine.
Tout en se référant sur des faits historiques, l'auteur, imagine un autre destin en ce qui concerne le fils de Jean-Jacques.
Sauvé des griffes de Marion, sa nourrice et de ses enfants dont il est devenu le souffre-douleurs, Baptiste va être élevé par la douce Jeanne et, ainsi, vivre dans un foyer chaleureux. Mais son destin "d'enfant trouvé" va le rattraper quant il devra servir le Roi et devenir soldat à la place d'un autre...
Parallèlement à cette histoire, Isabelle Marsay, laisse place (en début de chapitres) à la conscience de Jean-Jacques Rousseau, ou peut-être, se justifie t-il tout simplement face aux accusations de Volaire!!
L'auteur nous amène à réfléchir sur l’ambiguïté du personnage qui est Jean-Jacques Rousseau. en effet, comment peut-on donner des leçons d'éducation tout en ayant abandonné ses enfants!!!
J'ai eu l'occasion de lire "Les confessions" au lycée, je pense relire ce livre et l'aborder différemment.
Ce livre est une belle découverte qui me restera en mémoire.

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